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Dossier A

Dessins : Uoto Osamu
Scénario : Nagasaki Takashi

Après des années de recherches, un homme d'affaires autrichien se procure un document qui peut semble pouvoir l'aider dans sa quête de l'Atlantide. Malheureusement, il se fait assassiner devant sa fille Juli, avant de pouvoir achever ses investigations.
Sa jeune fille décide alors de contacter Iriya, un archéologue japonais désavoué par paires qui tient désormais un petit magasin d'antiquités à Tokyo. Suite à un scandale médiatique autour de l'une de ses déclarations, il a stoppé sa carrière.

La demande de Juli va raviver son amour pour les mystères de l'histoire...
C'est ainsi que débute une longue quête, semées de rencontres et d'embûches dont le seul but est de découvrir le mythe de l'Atlantide.

 

La cité saturne

de Hisae Iwaoka

La Terre a fini par devenir inhabitable et est devenue une zone protégée, interdite d’accès.

Les hommes se sont exilés dans un anneau de verre autour de la planète et attendent qu’elle redevienne viable pour y retourner. La société s’est organisée à l’intérieur sur 3 niveaux :

le niveau supérieur constituant la classe sociale élevée et ayant une vue sur la Terre, le niveau du milieu étant une zone libre, et celui du bas, accueillant les classes pauvres ouvrières. Les deux classes sociales n’ayant quasiment aucun contact entre elles, ils évoluent dans deux réalités différentes.

L’histoire a pour héros Mitsu, fils d’un laveur de carreau qui a disparu lorsqu’il nettoyait les vitres extérieures de l’anneau. A peine 15 ans, le jeune garçon décide de reprendre le travail de son père, bien décidé à découvrir les raisons de sa disparition et rêve de le retrouver sur Terre.

Ce manga seinen, plutôt tranche de vie, est pour moi un véritable coup de cœur, surtout car il ne ressemble à aucun autre. Son graphisme déroutant, un peu épuré et enfantin fait penser au Petit Prince, autant par sa simplicité que par sa poésie. A sa lecture, on se retrouve détendu et apaisé. J’ai tout de suite été conquise par le scénario original et par les personnages attachants des laveurs de carreaux. Petit à petit, à travers les missions périlleuses de « nettoyage » de Mitsu, nous découvrons tout un monde sous ses pieds. Chaque vitre nettoyée à son histoire, apportant du bonheur à son habitant. Au fur et à mesure que l’histoire évolue, une autre trame se tisse, celui du projet d’une poignée d’ouvriers de monter une expédition secrète (et interdite) sur Terre. Sa progression lente et voulue donne du charme à ce manga frais et très travaillé, autant contemplatif que reflétant de nombreux problèmes de la vie réelle.
Sa légèreté peu passer pour superficielle et naïve, la lenteur de sa progression découragerait un lecteur habitué à un certain dynamisme. Il faut donc être assez ouvert et posé au moment de la lecture, au risque de passer à côté de cet œuvre magique, pourtant un ovni dans son genre.

 

Le Pavillon des Hommes (Ooku)

de Fumi Yoshinaga

En 1632, une mystérieuse épidémie a décimé la population masculine du Japon. 80 ans plus tard, les rôles ont été inversés : les femmes en plus grand nombre, ont pris en charge les affaires familiales mais également le pouvoir : le shogun est désormais une femme !

C'est dans cet univers bouleversé que l'on découvre le pavillon des hommes, soit les appartements du palais impérial abritant les 800 plus beaux hommes du pays, à la disposition de Yoshimune, "La nouvelle Shogun". On pénètre dans ce pavillon avec les yeux et la naïveté de Mizuno,  jeune homme noble mais pauvre qui préfère ne pas être un fardeau pour sa famille ni accepter un mariage qui ne lui conviendrait pas.

 

Les vacances de Jésus et Bouddha

de NAKAMURA Hikaru

Voilà deux colocataires hors du commun des mortels ! La formule est facile mais justifiée à plus d’un titre. Jésus et Bouddha, fatigués d’avoir œuvré pour le bien de l’humanité, ont décidé de s’octroyer un peu de vacances bien méritées. Et pour se faire, ils ont choisi de poser leurs valises aux environs de Tokyo. Peu habitués au mode de vie d’ici-bas, les deux amis ont du mal à passer inaperçus. On découvre que Bouddha est très économe, contrairement à Jésus qui achète complusivement des articles type télé-achat et de quoi améliorer les capacités de son ordinateur. Vous ne rêvez pas, Jésus est un geek qui tient un blog sur les séries télévisées (avec un faible pour Lost et 24h chrono). En vacances, certes, mais Jésus et Bouddha sont venus avec leurs pouvoirs, attributs et miracles qu’ils ne contrôlent pas si bien que ça ! Les situations cocasses ne manquent pas.

Le manga est truffé de références bibliques et bouddhistes qui ne manqueront pas de vous faire au moins sourire. Les ficelles sont parfois grosses mais ce doit être le prix à payer pour faire en sorte que le manga soit accessible à un plus grand nombre. Le pari est osé mais bien tenu pour le moment. On est bien loin de toute bondieuserie et le côté irrévérencieux du manga rend les deux personnages d’autant plus attachants.

 

Thermae Romae

de YAMAZAKI Mari

Imaginez une novice dans un rayon « Manga » où aucun vendeur n’est capable de la renseigner : Difficile de choisir entre ces titres qui ne sont pas parlant, entre ces couvertures bariolées qui ont l’air si semblables.  Lorsque ses yeux se posent sur un titre en latin et une couverture arborant  Aphrodite armée d’un sèche- cheveux et d’un drap de bain, enfin on se dit qu’on est en terrain connu.

C’est de cette façon que j’ai découvert THERMAE ROMAE de Mari Yamazaki et que je suis entrée dans l’univers Manga. Lucius, architecte romain, doit répondre aux exigences de l’empereur. Le voilà, toujours en quête d’innovation,  faisant des allers retours entre l’Antiquité et le Japon d’aujourd’hui, le bain servant de machine à remonter le temps.

C’est l’occasion de découvrir deux cultures, deux époques, si éloignées mais si proches. L’artifice du voyageur qui fait le lien entre elles pourrait sembler facile mais l’auteur tisse une histoire autour de lui : ses liens avec l’empereur, les foudres de ses concurrents, ses déboires conjugaux en font un réel personnage au cœur d’une vraie intrigue.

La documentation qui sépare les chapitres permet de voir de plus près la réalité du terrain : photos, commentaires, souvenirs d’enfance ou de voyage rendent l’histoire encore plus tangible.

Le coup de crayon n’est  pas le même à Rome et au japon : plus classique en Italie, plus manga au Japon.

Deux tomes sont déjà parus en France, le troisième arrive en Juin et je suis pressée de le lire !

 
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