Tradition
Les religions au JaponLe Japon a deux religions principales : le shintoïsme et le bouddhisme. La plupart des japonais s'identifient aux deux religions, sous la forme d'une fusion appelée Shinbutsu shūgō. Même si un grand nombre japonais déclare aujourd'hui ne pas avoir de croyance particulière, la plupart d'entre eux suivent aussi bien les rites et coutumes shintoïstes que bouddhiques. Pour caricaturer, on peut dire que les Japonais assistent à des cérémonies shintoïstes dans la première partie de leur vie, pour les naissances et les mariages alors qu'ils se rendront à des obsèques bouddhistes. La religion shintoïste est native du Japon et regroupe un ensemble de croyances et superstitions populaires liées à la nature. Chaque élément de la nature a une divinité, ou un esprit appelé kami. On trouvera donc des divinités connues à travers tout le pays pour les éléments les plus importants, mais également toute une pléiade de divinités locales. On retrouve encore aujourd'hui dans certaines maisons une petite "étagère pour les dieux" où de la nourriture est offerte aux Kami, les japonais cherchant à s’attirer leur bienveillance. Le bouddhisme, originaire d’Inde, fut importé au Japon par l’intermédiaire de la Chine au VI° siècle. D’abord réservé à l’élite, il s’est lentement répandu dans la population. Le bouddhisme conduit à un certain fatalisme : la misère, l’injustice sont certes regrettables mais sont le fruit de nos actes. On a donc ce que l’on mérite.
Mais attention, si le bouddhisme et le shintoïsme se sont mutuellement influencés et modifiés, ils ne se sont en aucun cas mélangés pour donner une seule pensée. Ils restent deux religions distinctes. Le christianisme a été introduit au Japon par des missionnaires espagnols et portugais au milieu du XVIème siècle. Les chrétiens ne représentent que 1% de la population japonaise. Il n’y a que quelques milliers de musulmans résidant au Japon. Tous sont des immigrés de pays musulmans, principalement l’Indonésie, la Malaisie, le Bangladesh, le Pakistan, l’Iran et la Turquie, ou des japonais convertis récemment. Grâce à cette tolérance, l’histoire du Japon se trouve quasiment vierge de tout conflit religieux. Ajouter un commentaire
|
|
|


