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Lady Oscar / Versailles No Bara

Issus du manga de Riyoko Ikeda

année de production : 1979
40 épisodes de 24 minutes

L’histoire se déroule à la veille de la Révolution française. Oscar, une jeune femme, a été élevée comme un homme par son père. En effet, ayant déjà eu trois filles, ce dernier voulait un héritier pour lui succéder au commandement de la garde royale afin protéger la future reine Marie Antoinette et le roi Louis XVI. La série va suivre le destin d'Oscar, d'André son fidèle compagnon et de certains de ses contemporains comme Madame Du Barry (la maîtresse de Louis XV) ou encore de Jeanne De la Motte-Vallois qui s'est rendue célèbre par la triste affaire du collier. Entre romances, intrigues à la cour et complots, la colère du peuple qui souffre de la famine alors que la Reine commet dépense sur dépense, gronde de plus en plus fort.

Lady Oscar est une histoire mélangeant romance, contexte historique et action à la perfection. Les personnages sont par leur aspect, un peu vieillots (la série a près de 40 ans !), un charme incroyable qui correspond tout à fait l'esprit de l'époque décrite.
Même si il est évident que l'animation accuse parfois son âge, l'ensemble reste très correct.La VF est de grande qualité, ce qui est assez notable pour une série des années 80. Le générique, interprété par Marie Dauphin, est tout aussi culte que l'animé.

Évidemment, l'Histoire n'est pas retranscrite fidèlement. Riyoko Ikeda avoue elle même avoir arrangé quelques détails à sa convenance, s'inspirant librement du personnage du Chevalier d'Eon et en reprenant un personnage historique qui fascinent les japonais : Marie Antoinette.
La mangaka, titulaire d'une licence d'histoire obtenue en France, connaissait parfaitement son sujet mais précise tout de même que Versailles No Bara est avant tout une œuvre fictive.

Personnellement, j'adore le chara design : les longues chevelures bouclées, les silhouettes androgynes et filiformes, le côté très magistrale de l'animation. C'est un animé que j'ai plaisir à revoir. Il a permis aux enfants que nous étions de découvrir une époque historique importante de l'histoire de France.
La fin de la série est également très surprenante pour l'époque. André et Oscar vont perdre la vie lors de la prise de la Bastille. Leur histoire d'amour n'aura jamais vraiment commencé.

 

Olive et Tom

Année de production : 1983

128 épisodes de 24 minutes

D'après le manga Captain Tsubasa de Yoishi Takahashi

En 1988, un nouveau dessin animé apparaît dans l’émission Youpi l’école est finie.
Il va déchaîner des tournois enflammés dans les cours de récré où les enfants de l’époque se rebaptisaient des prénoms des héros de cette série : Bruce, Ben, Warner et évidement Olivier ou Thomas…

Vous l’aurez compris, je vous parle de l’anime sportif par excellence : Olive et Tom (Captain Tsubasa).
On y découvre Olivier Aton, jeune écolier d’une dizaine d’année qui intègre l’équipe de foot de son quartier. Il y rencontre ses coéquipiers avec qui il formera la Newpie.
Au fil des matchs et tournois, les adversaires et alliés du jeune garçon permet de découvrir une galerie de personnages secondaires assez détonante : les jumeaux acrobates, le gardien géant, le jeune espoir souffrant d’une malformation cardiaque.
n se souvient tous de la mise en scène assez spectaculaire d’un simple match de football : les terrains  de 10 km de long, les sauts de malade, le ballon déformé par la puissance du tir et qui reste tourné de longues minutes dans le filet….
Ce côté peu réaliste et théâtrale apparaît dans beaucoup d’animé sportifs des années 80 : Jeanne et Serge, l’école des champions, Théo ou la batte de la victoire.

Anecdote :

L’animé s’appelle bizarrement  « Olive et Tom » alors que l’histoire tourne essentiellement autour  du personnage d’Olivier Aton. L’explication vient du fait que les équipes qui achetaient les droits ne visionnaient que les premiers épisodes de leur trouvaille.  Dans le cas présent, on découvre que le personnage de Thomas Price est assez développé au début de la série. Ce sera beaucoup moins le cas par la suite, ce qui ne manquera pas d’étonné les téléspectateurs.
En 2002, la série est remasterisée et ressort sur le petit écran sous le titre : « Olive et Tom le retour ». C'est à la fois un remake et une suite de la précédente série.
Plusieurs OAV (épisodes réservés à la vente (VHS ou DVD) sont également sortis au Japon.

 

Princesse Sarah 

Année de production : 1985

46 épisodes de 25 minutes

Disponible en DVD chez Manga Pondi

 

C'est en 1987 que débarque une nouvelle héroïne à la télé, dans l'émission « Youpi l'école est finie » sur la 5 (chaîne disparue au milieu des années 90) : Sarah Crew, alias Princesse Sarah. 

L'histoire nous relate le destin tragique d'une jeune fille de 8 ans, Sarah, dans Londres de la fin du XIXème siècle.

La fillette, orpheline de mère, revenant des indes avec son père, richissime exploitant de mine de diamant, se voit placée dans un pensionnat tenue par deux sœurs : Gertrude et Amélia Mangin. L'arrivée de la « princesse Diamant » au sein de l'établissement va alors attiser les jalousies et les amitiés. En effet, Sarah se révèle être une jeune fille douce et altruiste, pleine de compassion et d'humanité envers ses camarades mais également envers les personnes travaillant pour elle et autour d'elle. Tout va basculer le jour de son anniversaire. Pour ses 9 ans, elle apprend brutalement la mort de son père, mais en plus la faillite de ce dernier aux Indes. Sarah va se retrouver orpheline et sans argent. Melle Mangin concédera à l'engager comme bonne contre le gîte et le couvert dans des conditions plus que précaires, profitant du dénuement de la fillette. Humiliée, martyrisée et méprisée par Mangin, certaines élèves et le couple de domestiques, Sarah saura garder l'humanité et la fierté qui feront sa force.

Princesse Sarah fait partie du « World Masterpiece Theater », une gamme de séries TV d'animation de Nippon Animation qui a débuté en 1974 (Tom sawyer, un chien des Flandres, les quatres filles du Dr March...). Pour ma part je dirais que c'est l'une des adaptations les plus réussies (d'après le roman A Little Princess de Frances Hodgson Burnett.).

Non seulement l'histoire et les personnages sont vraiment travaillés, mais les décors et le chara design sont, pour l'époque, vraiment superbes. Le fond de l’histoire dénonce les conditions de travail des enfants exploités. Sarah est rebelle dans son apparente soumission.

Le personnage de Sarah est d'une telle force qu'il relègue tout les autres au second rôle. Je pense que comme tous ceux qui ont vus la série, la fin est l'une des plus jouissives que l'on ait vue !

Le doublage est vraiment bon et il y a de vrais méchants que l'on adore détester.

Pour l'anecdote, le générique français a été interprété par une italienne, qui avait déjà interprété la version italienne du titre (d'où la difficulté à comprendre certaines phrases...). En effet, dans les années 80 la plupart des animés japonais diffusés en France était des versions censurées et occidentalisées à outrance par les chaînes italiennes.

Kaori