Princesse Sarah

Année de production : 1985
46 épisodes de 25 minutes
Disponible en DVD chez Manga Pondi
C'est en 1987 que débarque une nouvelle héroïne à la télé, dans l'émission « Youpi l'école est finie » sur la 5 (chaîne disparue au milieu des années 90) : Sarah Crew, alias Princesse Sarah.
L'histoire nous relate le destin tragique d'une jeune fille de 8 ans, Sarah, dans Londres de la fin du XIXème siècle.
La fillette, orpheline de mère, revenant des indes avec son père, richissime exploitant de mine de diamant, se voit placée dans un pensionnat tenue par deux sœurs : Gertrude et Amélia Mangin. L'arrivée de la « princesse Diamant » au sein de l'établissement va alors attiser les jalousies et les amitiés. En effet, Sarah se révèle être une jeune fille douce et altruiste, pleine de compassion et d'humanité envers ses camarades mais également envers les personnes travaillant pour elle et autour d'elle. Tout va basculer le jour de son anniversaire. Pour ses 9 ans, elle apprend brutalement la mort de son père, mais en plus la faillite de ce dernier aux Indes. Sarah va se retrouver orpheline et sans argent. Melle Mangin concédera à l'engager comme bonne contre le gîte et le couvert dans des conditions plus que précaires, profitant du dénuement de la fillette. Humiliée, martyrisée et méprisée par Mangin, certaines élèves et le couple de domestiques, Sarah saura garder l'humanité et la fierté qui feront sa force.
Princesse Sarah fait partie du « World Masterpiece Theater », une gamme de séries TV d'animation de Nippon Animation qui a débuté en 1974 (Tom sawyer, un chien des Flandres, les quatres filles du Dr March...). Pour ma part je dirais que c'est l'une des adaptations les plus réussies (d'après le roman A Little Princess de Frances Hodgson Burnett.).
Non seulement l'histoire et les personnages sont vraiment travaillés, mais les décors et le chara design sont, pour l'époque, vraiment superbes. Le fond de l’histoire dénonce les conditions de travail des enfants exploités. Sarah est rebelle dans son apparente soumission.
Le personnage de Sarah est d'une telle force qu'il relègue tout les autres au second rôle. Je pense que comme tous ceux qui ont vus la série, la fin est l'une des plus jouissives que l'on ait vue !
Le doublage est vraiment bon et il y a de vrais méchants que l'on adore détester.
Pour l'anecdote, le générique français a été interprété par une italienne, qui avait déjà interprété la version italienne du titre (d'où la difficulté à comprendre certaines phrases...). En effet, dans les années 80 la plupart des animés japonais diffusés en France était des versions censurées et occidentalisées à outrance par les chaînes italiennes.
Kaori