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Les couleurs de cheveux dans les mangas et les animés


Avant toutes choses, cet article n'est pas une règle absolue. Elle concerne beaucoup de manga ou animés, mais pas tous.

Vous pouvez me l'avouer entre nous. Vous vous êtes toujours demandé pourquoi le monde du manga et de l'animation regorge de chevelures exubérantes? Il existe une explication très terre à terre !

En effet, il est capital pour le dessinateur de permettre à son public de reconnaître les personnages d'un seul coup d’œil, et quoi de mieux pour ce faire qu'une chevelure colorée et savamment mise en forme ?
Parlons de la couleur. Elle joue plus qu'un simple rôle de différenciation des personnages. Les couleurs ont une signification en Asie. La teinte des cheveux peut alors servir à souligner des traits de caractères propres aux personnages. Le sens de la couleur des cheveux provient en partie des symboliques des couleurs chinoises et occidentales.

Les chevelures Noires

Le noir, couleur standard au Japon, couleur de la "normalité". Cette couleur est principalement utilisée dans les séries "sérieuses", ayant pour fond la vie quotidienne mais aussi dans les séries ayant pour thème le sport ou encore les comédies sentimentales réalistes (Suzuka).
Cette couleur est également utilisée pour les personnages plus calmes ou tout simplement passifs des comédies et autres séries fantastiques. Les héros masculins de shojo arborent souvent cette couleur de cheveux.

Les chevelures Brunes

Le brun est très utilisé dans les séries "sérieuses", les séries souhaitant conserver en toile de fond la vie quotidienne. De ce fait la plupart des brun(e)s auront un comportement "normal", en adéquation avec les règles de la société japonaise. Bien souvent ce sont des personnages calmes, que l'on entendra peu .On trouvera également bon nombre de bonnes cuisinières et ménagères, des élèves posés et travailleurs (Juliette de Maison Ikkoku, Kyon de La Mélancolie de Haruhi, Nodoka de K-on).

Les chevelures Blondes

Le blond est une couleur naturelle, mais est pourtant exotique au Japon. Il a d'abord été utilisé pour suggérer la "normalité", permettant à un public occidental de s'identifier plus facilement aux personnages. Cet aspect exotique est très utile pour accentuer encore l'idée de fantastique, de changement d'époque ou encore d'éloignement du monde où est sensé se dérouler le récit. Les blonds ont souvent le bon rôle!

On retrouve un très grand nombre de blondes dans l'univers de l'animation japonaise. Le plus souvent celles-ci sont les héroïnes de l'aventure. La blonde est en générale dynamique, gaie, généreuse, loyale, gentille.De ces héroïnes courageuses et attachantes on pourra retenir Candy, Bunny de Sailor Moon, Lady Oscar.
 


Ranma, Tomoya (Suzuka), Ika Musume, Candy

Les chevelures Rouges / Rousses

Dans la tradition occidentale, les cheveux roux sont le symbole d'un tempérament de feu. Au Japon le rouge est la couleur du feu et du soleil, ce qui permet de souligner la vitalité, le dynamisme et une grande envie de croquer la vie pour ceux qui arborent cette couleur. Dans l'animation, la règle veut que les personnages aux cheveux roux/rouges soient super actifs, voire agressifs (Ranma fille de Ranma ½, Grell Sutcliff de Black Butler, Ayu de Kanon, You de Attacker you (Jeanne et Serge)...)
Vous cherchez l'homme ou la femme d'action, têtu et dynamique? Cherchez le rouge!

Les chevelures Vertes

Voilà la première couleur qui n'est pas « naturelle » dans le monde normal.
Les personnages arborant une chevelure verte sont peu nombreux. Ils se révèlent être extrêmement loyaux, poussant parfois jusqu'au sacrifice. Le vert souligne souvent un caractère actif (Yotsuba de Yotsuba &), voire agressif, mais ces personnages restent souvent en retrait (Zorro de One piece) et peuvent aller jusqu'à s'enfermer sur eux-mêmes (Shun de St Seiya). Le vert suggère également la nature, dont on peut puiser la force.

Les chevelures Bleues

Le bleu suggère naturellement le froid, ce qui peut très bien s'adapter à des personnages solitaires, voire exclus (ce rejet étant provoqué par ce tempérament froid et peu communicatif). Ce trait de caractère donne également des personnages mystérieux et énigmatiques (Rei Ayanami de Evangelion).

Mais le froid n'est pas le seul sens que peut recouvrir le bleu. Ils représentent aussi les personnages actifs, tirant leur énergie de la nature, faisant feu de leur jeunesse (Ika Musume de Shynriaku Ika Musume, Lamu)
 


Ayame, Shun, Himeji, Nodoka

Les chevelures Violettes

Bon nombre des personnages animés aux cheveux violets se trouvent être de haute naissance, ou tout au moins posséder une situation sociale élevée (Princesse Athena dans St Seiya). Ces personnages sont de ce fait souvent calmes et retenus.
On peut à contrario trouver des personnages très actifs et vivant ayant des cheveux violets. On aura alors des personnages très remuant, parfois exubérants (Eiji Nizuma de Bakuman), exotiques (Shampoo, Ranma 1/2), mystérieux (Azuma Yunoki de La corda d'oro) et souvent des filles assez sexy!

Les chevelures Roses

Ces personnages sont presque sans défense, naïfs d'aspect quasi immature voire enfantin, entraîné sans le vouloir dans une aventure incroyable. Même s'ils peuvent se révéler de redoutables adversaires, bien souvent les personnages aux cheveux roses semblent entraînés de force dans une lutte qu'ils ne souhaitent et ne maîtrisent pas! (Himeji dans Baka to test to Shoujanko, Amu dans Shugo chara)

Les chevelures Blanches ou Grises

Le blanc ou le gris peut être utilisé pour de jeunes personnes à qui il manque quelque chose. Cela leur confère une apparence aussi peu naturelle que possible. Ces êtres qui proviennent souvent d'autres mondes, manquent d'amour. Ils se sentent seuls et peuvent se montrer très froids... On aura donc de ce fait souvent affaire à des demi-dieux  ou des êtres venus d'ailleurs. (Yuki Nagato de La mélancolie de Haruhi, Yuki et son frère Ayame dans Fruit Basket, Tomoe de Divine Nanami, Miketsukami de Maison de Ayakashi Secret Services)


Athéna, Grell Sutcliff, Krilin, Yunoki

Et les chauves ???

Au Japon un personnage chauve fait immanquablement penser au moine bouddhiste. Ainsi le chauve sera souvent identifiable comme un être vénérable, un sage (tortue géniale, Dragon Ball) ou encore comme un disciple (Krilin de Dragon Ball). Discipline et loyauté sont les traits dominants du chauve dans le monde de l'animation. On peut également lui associer la force (Mamouth de City Hunter).

 


Image : Creamy, Emi Magique, Gigi, Susy aux fleurs magiques

Les magicals Girls

Je vois déjà votre visage : « Magical Girl », mais qu'est ce que c'est encore que cette expression... Et bien je dois vous le révéler, vous en connaissez tous et toutes au moins une (du moins si vous avez moins de quarante ans!).

Commençons par le début : Magical girl est un genre de manga ou animés, apparu dans les années 80 en France, désignant toutes les jeunes filles ayant des pouvoirs magiques.

En gros, la magical girl est une petite fille, liée à un royaume magique d'une manière ou d'une autre, possédant des pouvoirs magiques pour faire le bien dans sa vie quotidienne. L'origine de ses pouvoirs peut être innée ou découverte suite à une rencontre fortuite avec une entité extra terrestre, nous apparaissant sous forme kawaii.

Le genre est très varié tout en étant très codifié. Notre jeune fille est souvent dotée d'accessoires magiques (boitier, baguette, bijoux...) qui permet sa transformation en magical girl. Cette transformation lui permet de devenir adulte et de réaliser diverses missions, d'acquérir un talent artistique (musique, danse, magie...) ou encore de devenir une combattante contre d’obscurs êtres voulant détruire l'humanité. Il faut ajouter à l'attirail de notre héroïne une formule magique du genre  « pampulilu » et une mascotte trop mignonne s'apparentant à un animal parlant.
La transformation est le moment clef des chapitres ou épisodes.

Ces séries, à l'origine destinées aux filles, sont aussi appréciées par les garçons pour des raisons souvent plus étonnantes.  Elles sont  l'objet de produits dérivés sous toutes formes : du paquet de chips à la brosse à cheveux, en passant par les figurines et autres accessoires.
Elles ont connus un énorme succès en France avec l'arrivée de Gigi au tout début des années 80. Elle fut la première de toute une lignée : Emi magique, Lalabelle, Creamy, Vanessa, Lydie ou encore Susy pour ne citer qu'elles. Elles firent le succès de la défunte chaîne « La 5 ». Dans un style plus adulte, il ne faut pas oublier les sexy « Chery miel » (Cutey Honey).

Malheureusement (quoi que...) le phénomène a eu beaucoup de difficultés à survivre au passage aux années 90. Cette nouvelle décennie fit apparaître une équipe de magical girl : Sailor Moon et ses équipières. S'inspirant, comme saint seiya chez les shonen, du genre sentai, les magical girl sont maintenant en groupe, ont des poses de combat et rencontrent des ennemis.
Elles ringardisèrent quelque peu nos gentilles fillettes.

Quelques autres feront leur apparition dans l'hexagone mais plus discrètement : Sakura (Card captor Sakura), Magical doremy, Princess Tutu, a Little snow fairy sugar

Ce genre très coloré, quelque fois kitsch mais jamais grotesque, connaît toujours un immense succès au Japon. Désormais, les héroïnes mélangent à leur façons les codes de ces 40 années et livrent des séries dont l'univers féérique (et ultra marketisé) font le bonheur des amateurs du genre et des sociétés qui les produisent. Pour les plus connues de ces dernières années, on parlera de toutes les séries de Precure, Shugo chara, les jewelpets, Chocola & Vanilla, Pita ten, et dans une moindre mesure (car elle ne se transforme pas) Yumeiro patissiere.

Image : Shugo Chara, Sailor Moon, Sakura Card Captor

 

MORI Kaoru

Kaoru Mori est l’auteur d’Emma, le manga à cause duquel je suis passée du côté obscur (comprendre nippon) de la littérature.

Kaoru Mori, c’est avant tout un trait de crayon. Et c’est ce qui m’a séduite : les dessins sont superbes, précis et on voit à travers eux tout le travail de recherche qui a été fait en amont. Ouvrir un manga de Kaoru Mori, c’est entrer dans un univers, c’est voyager dans le temps et dans l’espace tout en restant chez soi.

Dans Emma, Kaoru Mori confesse qu’elle a créé ce manga dans le but de dessiner des maids anglaises de l’époque victorienne. Cela explique sans doute le scénario un peu hasardeux par moment : Emma, pourtant personnage principal disparaît dans un tome ou devient un personnage plus que secondaire dans un autre. Autant on commence le manga pour l’histoire, autant on le termine pour les dessins.

L’année dernière, Kaoru Mori est revenue avec Bride stories. Cette fois-ci, elle nous emmène dans l’Asie centrale du XIXème siècle, aux côtés d’Amir, 20 ans et de son mari, Karluk, de 8 ans son cadet. Le clan de Karluk accueille Smith, un explorateur anglais qui mène des travaux de recherches sur les traditions des populations de la route de la Soie. Grâce à lui, on va découvrir les mœurs des familles : l’organisation clanique, les mariages, l’ébénisterie, la broderie, la chasse à l’arc, l’élevage,…

Chaque case, chaque dessin fourmille de détails qu’il est impossible de saisir au premier regard.

Kaoru Mori est l’auteur de manga qu’on regarde plus qu’on les lit.

Séries de Kaoru Mori :
Emma : série complète en 10 volumes.
Shirley : one shot (dérivé d'Emma)
Bride stories : série en cours, 3 volumes parus au Japon
Tamao