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Les bootleg : vive les Totoro sous acide !

Les figurines, je vous l'ai déjà dit : c'est bien ! C'est beau... Mais les figurines ont tout de même un défaut : elles coûtent parfois très chers. Il faut souvent rajouter au prix de l'objet les frais de port et parfois les frais de douane (car vous devez souvent les acheter en import) !

Personnellement, je comprends les prix. En effet ce sont de beaux objets et les tirages peuvent être limités.

Mais qu'à cela ne tienne ! Vous voulez une Nendoroid pour 10 € ? Une peluche Ghibli à 5 € ? Une P.O.P de One Piece à 20€ ? Et bien réjouissez-vous ! C'est tout à fait possible ! Je plaisante... Il est vrai qu'il est possible de trouver ce genre de prix étonnants, notamment sur Ebay, mais encore pire : dans des boutiques parisiennes qui vous les vendent au prix des officielles (de 2 à 5 fois plus cher), ou même lors de conventions comme la Japan Expo. Je ne peux vous conseiller qu'une chose si de trop bonnes affaires se présentent à vous : Méfiance ! Car il y a de gros risques pour que vous ayez un bootleg entre les mains...

Un bootleg est une figurine (ou tout autre objet) de contre-façon. Nous ne parlons même pas des figurines sorties sans licence. Ces bootlegs sont totalement illégaux et n'ont pas de valeur. Produits pour la plupart en Chine, ils reprennent le même packaging que les originaux.
Leur qualité varie énormément mais n’atteint jamais celle des originaux.
Certains collectionneurs pensent pouvoir monter une collection à moindre prix. Mais ils déchantent vite lorsque l'objet est entre leurs mains... Les couleurs ratées, les expressions de visage douteuses, les articulations qui coincent, les accessoires qui cassent... Vous vous mordrez vite les doigts si vous achetez sciemment ces contre-façons ! A contrario, certains passionnés qui souhaitent posséder tous les produits dérivés d'une série, achètent volontairement ces bootlegs (même les pires horreurs). Ce jusqu’au-boutisme peut créer de une envolée des prix de certains de ces produits, selon sa rareté ou son côté kitch ou original.

Les plus copiés sont les P.O.P , les nendoroid, les produits dérivés Ghibli et les Myth cloth de Saint Seya.

Bref, si vous n'êtes pas un hardcore collecteur, économisez le temps qu'il faut pour vous offrir la figurine de vos rêves plutôt que de vous laisser tenter par une affaire trop alléchante et douteuse...


                                             

 
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Dakimakura, goodie ultime ou gadget pervers pour otaku ?

Les dakimakura, ou hugging pillow, sont de larges oreillers sur lesquels est imprimé un personnage issu d’un anime, manga ou jeu vidéo (souvent des eroges ).

Apparu dans les années 1990, le dakimakura a vu sa popularité augmenter au cours des années. Pour mesurer cet engouement,  il suffit de voir aujourd’hui le nombre de ces oreillers étalés dans les conventions. Néanmoins, le concept n’est pas nouveau, en effet cela reprend l’idée du chikufujin. A cette époque il apparait sous la forme d’une sorte de rouleau de bambou de la taille d’une personne, censé mimer une présence humaine et bloquer les arrivées d’air sous la couverture. Cela permettait de dormir au chaud. Par la suite, ils furent  employés comme coussins orthopédiques, ou comme objets transitionnels pour les jeunes enfants.

Chez nous, cependant, le terme est principalement employé pour désigner les dakimakura à vocation érotique notamment dont les taies représentent, en grandeur nature, des héroïnes peu vêtues dans des poses suggestives. Ces taies représentent des personnages populaires provenant des produits dérivés d'animés et de jeux vidéo.

N’est-ce pas  le rêve de tout bon otaku : dormir aux côtés de son héroïne préférée ?
Grâce à cet étrange goodie, ils peuvent fermer les yeux  en serrant dans leurs bras leur héroïne préférée. Il ne viendrait à l’esprit de personne que certains vont sûrement plus loin que dormir avec... en pratiquant des choses plus douteuses...

Compter entre 80 et 100€ pour acquérir un de ces oreillers. Le collectionneur a le choix entre un dakimakura complet ou choisir une housse interchangeable. Le choix reste vaste, il y a beaucoup de personnages disponibles !

 

Les Nendoroïd


Les figurines, c'est bien !
Si, si je vous assure !
Et vu que la rubrique goodies a été ouverte à ma demande express, je me dois en tant que collectionneuse avertie, de vous faire découvrir les différentes facettes de ces « bonhommes en plastique ».

Si je vous dis Nendoroid, vous allez sans doute me demander de répéter.
Il est possible que vous n'ayez jamais entendu ce drôle de mot, derrière lequel se cache une drôle de gamme de figurines.

Alors Nendoroid est une collection de figurines éditée par Good Smile Company.
En japonais nendo signifie "terre cuite", la terre argileuse, souple et flexible servant aux créations décoratives.
Elle possède plusieurs particularités, mais la plus notable est la représentation des personnages.
En effet, ne cherchez pas ici un réalisme fidèle au manga ou à l'animé que vous adorez.
Tous les héros ayant eu le privilège de se voir représenter par la firme japonaise ont subi le même sort : une taille de 10 cm, aucun respect de l'échelle du corps (une tête énorme et un corps minuscule) et le petit plus qui est la possibilité d'ajouter des accessoires à sa figurine ou de changer les expressions de son visage. Chaque figurine est articulée au niveau du cou et des genoux.

Le prix moyen d'une figurine est de 4000 yens. Cependant, il peut varier en fonction de la série dont la figurine est issue, du nombre d'accessoires proposés ou du nombre de pièces sorties.

La toute première Nendoroid sortie sur le marché fut celle de Neko Arc en avril 2006.
La plus vendue est celle de Miku Hatsume (Vocaloid) avec 120 000 copies dans le monde entier.

La marque a réussi a obtenir les licences très prisées : La mélancolie d'Haruhi Suzumiya, K-on, Vocaloid, Fate Stay night, Death Note, Bakemonogatari ou encore Lucky star.

A noter que la gamme s'étoffe avec les « Nendoroid Petite » (Petite en français s'il vous plaît!).
Plus petites que les classiques (6 cm environ) elles sont vendues part set entier, comprenez tous les personnages issues de la même série, ou au hasard en boites scellées.

Surfant sur le succès des ventes et sur la demande croissante des clients, la société Phat produit depuis quelques temps des playsets complets ou on retrouve des décors japonais omniprésents dans les mangas (univers scolaires, intérieurs, religieux ou culturels typiquement japonais).

Revers du succès pour la gamme, de très nombreuses copies de qualités variables inondent les sites. Je ne saurais que vous conseiller la prudence lors de vos achats sur le web !

En conclusion, j'avoue que j'ai craqué pour quelques figurines de cette marque (Black Butler, Sawako), mais que vu les prix et le manque de fidélité au personnage originale, je n'en ferai pas le centre de ma collection.

Pour connaître l'actualité de la gamme et ses différents modèles :  http://www.nendoroid.fr/

Kaori

 

Les Gashapons


En tant que collectionneuse de figurines, je suis obligée de vous parler des « gashapon ».

Ce mot sonne étrangement à nos oreilles d'européens. Il désigne de petites figurines que l'on trouve dans les machines à pièces. Vous savez, ces machines que l'on trouve à l'entrée des supermarchés en France, qui pour 1 ou 2 euros et un tour de manivelle vous « offre » une boule de gomme ou un petit jouet pas terrible...

La légende veut que le mot Gashapon soit la contraction de deux onomatopées : « Gasha » pour le bruit de la manivelle que l'on tourne et « Pon » pour le bruit à l’ouverture de la capsule en plastique qui renferme la figurine.
D'ailleurs le mot en lui même désigne aussi bien la machine, que la capsule ou la figurine.

Cette trouvaille nippone a été inventée par la fameuse firme Bandaï à la fin des années 70.

Les machines distribue pour la majorité de petites figurines, de qualité aléatoire, issues de manga ou d'animés. On retrouve les hits du moment, les intemporelles (DBZ, St Seiya entre autre).
De temps en temps, des séries de figurines « nostalgie » peuvent apparaître.

Le but de ses machines est bien sûr d’appâter les collectionneurs qui n'hésitent pas à franchir le pas vu le prix attractif (environ 200 yen la capsule). Évidement, le tirage repose sur le hasard pur et simple. Il est clair qu'un des personnages de la série (souvent le plus populaire ou au contraire un second rôle peu recherché) est en surnombre de la machine, alors que les autres sont bien moins nombreux. Les collectionneurs voulant en général posséder la série complète de figurines, se retrouvent finalement à payer une somme rondelette et avec de nombreux doublons.

Les gashapons sont en général situés à l'entrée des magasins, de jouets en majorité. On peut y apercevoir des dizaines de machines alignées, dédiées à différentes séries et proposant figurines, porte-clefs, straps pour portable ou autres goodies indispensables !

 

Certaines de séries de gashapons sont assez difficiles à trouver. Etant sorties à peu d'exemplaires ou sur une courte période, ils se revendent à prix d'or, notamment sur ebay.
A noter que depuis quelques années, il est possible d'acheter directement les séries complètes de figurines sans passer par les machines.
Cela enlève un peu le charme de ces petites babioles, mais permet aux collectionneurs impatients d'avoir immédiatement la totalité des personnages de la série.
 
Kaori