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Colorful

De Keiichi Hara

 




Il est dit qu'un esprit gagne une deuxième chance de vivre à condition d'apprendre de ses erreurs.
C'est ce qui arrive à l'un d'entre eux qui renaît dans le corps de Makoto, un élève de 3ème qui vient de mettre fin à ses jours.
L'esprit doit endurer la vie quotidienne de cet adolescent mal dans sa peau. C'est en s'efforçant de ne pas reproduire les fautes de Makoto qu'il va finalement découvrir une vérité qui va bouleverser son existence.

Ce que j'en pense :

Je vous le dis tout de suite, ce film a été une vraie claque. Après Un été avec Coo qui m'avait déjà convaincue, J'attendais depuis de longs mois la sortie de Colorful en DVD.
L'histoire s'inscrit dans un Japon contemporain, rongé par des problématiques sombres (le suicide, la prostitution, le manque de communication, la désillusion de la jeunesse).

Par la description de tous ces instants pouvant sembler anodins dans la vie quotidienne, où l'individu alterne entre joie d'être entouré et profonde mélancolie, Colorful aborde d'une manière pour le moins originale des sujets souvent occultés à cause de certains tabous ou d'un manque de courage.

En l’espace d'un long métrage, Keichi Hara dresse le portrait d’une société japonaise moderne mais malade. On oscille entre sourires et larme à l'œil… Les environnements sont très soignés et bluffant de réalisme. Les personnages sont tous très attachants mais quelques personnalités sont trop peu développées. Le chara design est très simple est efficace, ce qui renforce la facilité de s'identifier aux héros.

Certains pourront reprocher qu'on ne découvre qu'une leçon de vie simpliste, mais l'émotion immense qui transparaît tout au long de l'histoire, finit par vous atteindre, et vous fait dire que, finalement, savoir qu'on a une seconde chance d'apprécier les choses, c'est vraiment bien.

 

Un été avec Coo

Kôichi, garçon d'une dizaine d'années, découvre une pierre encastrée dans le lit asséché d'une rivière. Il la rapporte à la maison et décide de la laver. C'est alors  un étrange animal en sort. Surprise, c'est un kappa ! Un esprit de l'eau !
La famille de Kôichi l'appelle ce kappa Coo et décide d'en prendre soin.
Malgré leurs efforts pour préserver Coo, la rumeur de la présence de la découverte d'un kappa ne tarde pas à se propager et toute la ville ne parle plus que de lui.
Ne voulant pas ennuyer la famille de Kôichi, il décide de partir à  l'aventure,  à la recherche d'autres kappa.
Mais les événements vont empirer quand les journalistes et les médias vont s'en mêler et tout faire pour débusquer le jeune kappa.


Un été avec Coo est un film émouvant, drôle, poétique comme savent le faire les japonais. Le graphisme est moderne, parfois un peu inégal dans certains plans, heureusement rares.
Coo,  est kawaï au possible, avec ses grands yeux.
Cette rencontre entre Coo et Koîchi nous rappelle Elliott découvrant E.T. dans le film de Steven Spielberg.
Cette complicité entre un enfant et un être hors du commun se retrouve un peu gâchée par les humains qui veulent voir, filmer une preuve, toujours en quête de concret dans ce monde si rationnel. Rajouter aussi une petite critique envers notre société ultra « informée » par la télévision et internet et vous trouverez une belle retranscription de la dualité  japonaise entre respect de la nature et des traditions et urbanisme ultramoderne.

Certaines scènes pourront vous arracher des larmes.

Kaori